Le projet du gouvernement sur la réforme de l’apprentissage, suit point par point l’exigence du Medef : faire passer la gestion de l’apprentissage aux mains des branches professionnelles. Jusqu’à aujourd’hui ce sont les Régions qui créent et gèrent les CFA (Centre de Formation d’Apprentis). Avec son projet le gouvernement met tout dans les mains du patronat.
Il veut casser définitivement l’apprentissage d’un métier pour les jeunes, pour les rendre "employables" sur un poste en fonction des besoins à court terme de telle ou telle entreprise. Une main d’œuvre bon marché, flexible, corvéable à merci. Avec à la clé le chantage permanent de la validation du diplôme et d’un hypothétique contrat.
Dans le journal « le Figaro » du 12 février dernier, on peut lire : « Macron ne veut pas ralentir le rythme» (de la casse) et d’ajouter : « enseignement supérieur, apprentissage, fonction publique, assurance-chômage, SNCF, retraités ». Mais le journal est prudent car il précise: «l’exécutif risque de se heurter à une opposition de plus en plus forte ».
L’enjeu est bien là, le niveau des luttes, leur puissance, leur coordination va être déterminante pour faire reculer le pouvoir.
Cette semaine est marquée par une montée importante des luttes dans tous les secteurs de notre pays.
La politique du gouvernement vient d’être durement sanctionnée dimanche dernier. Les deux élections législatives partielles du Val d’Oise et de Belfort, avaient valeur de test 8 mois après l’élection du gouvernement Macron
L’abstention a battu des records: 81% dans le Val d’Oise (+ 1000 bulletin blancs et nuls), 71% à Belfort.




