N° 960 14/01/2026 Dans un article récent1 nous avons souligné les raisons profondes conduisant les États-Unis à vouloir mettre la main, d'une manière ou d'une autre sur ce territoire. Nous avons avancé deux raisons. La première, il s'agit d'une voie de communication majeure. Elle l'est d'autant plus que la fonte relative des glaces permet en été une circulation plus facile des embarcations. La deuxième raison, le Groenland lui-même est riche de ressources minérales stratégiques : le cuivre, l’or, le plomb, les pierres précieuses, les métaux des terres rares, l’uranium et le zinc. A l'heure du développement des technologies de communication et d'IA, la maîtrise de ces ressources est primordiale afin d'assurer la capacité autonome de décision des États-Unis et asseoir sa puissance économique et militaire. Ces deux raisons n'ont pas changé.
Dans le même temps la pression états-unienne devient plus forte donc il est intéressant d'analyser les réactions des puissances capitalistes et de l'Union Européenne elle-même. Face à ce qu'il convient d'appeler par son nom : une volonté d'agression caractérisée contre un territoire encore sous la domination du Danemark, réclamant son indépendance ; droit légitimement reconnu par le sacro-saint droit international, nous nous attendrions (pas vraiment pour être honnête) à une riposte ferme à base de sanctions et plus si nécessaire. Mais que nenni, tous ces gens volent au secours du potentiel violeur de territoire en jurant leurs grands dieux qu'ils peuvent faire le sale boulot à sa place en renforçant au Groenland le dispositif militaire de l'OTAN censé protéger des agresseurs potentiels. L’OTAN dont les États-Unis dirigent la manœuvre : la duplicité n'a pas de limite ! Quant à poser la question aux habitants du Groenland : circulez il n'y a rien à voir.




