N° 924 06/05/2025 Qui, des militants de la cause vietnamienne, ne s'est pas réjoui en voyant des soldats US pousser à la mer un hélicoptère qui assurait l'évacuation des personnels diplomatiques américains vers les navires chargés de les évacuer ! C'était il y a 50 ans fin avril 1975, l’offensive générale et le soulèvement du printemps 1975, avec comme point culminant la campagne historique Hô Chi Minh, permis à l'armée du Front National de Libération (FNL) de remporter la victoire finale sur celle fantoche du Sud et celle des États-Unis. C'est le soldat Bui Quang Than et trois autres soldats qui plantèrent le drapeau de l’Armée de libération au sommet du Palais de l’Indépendance. Le 30 avril 1975 a marqué la fin de la dernière guerre du Vietnam, apportant l’indépendance et la liberté au pays après 21 longues années de combats et de sacrifices, Colonie française depuis 1887, le Vietnam entrait dans une ère nouvelle de son histoire millénaire, celle de l’indépendance nationale.
Le chemin vers l'indépendance fut un long et douloureux chemin marqué par une féroce domination coloniale française de 1887 à 1954 et japonaise de 1940 à 1945 qui laissa en place l'administration coloniale et le gouverneur général nommé par le gouvernement de Vichy, l'amiral Jean Decoux.
Le 2 septembre 1945, Hô Chi Minh, au nom du gouvernement provisoire, décréta l'indépendance du pays et proclama officiellement la naissance de la République démocratique du Viêt Nam1. À Cette déclaration d'indépendance la France, puissance colonisatrice, répondit par une guerre impitoyable contre le peuple vietnamien avec l'aide logistique des États-Unis. Cette guerre se termina par la défaite du corps expéditionnaire français à Dien Bien Phu en 19542. Les accords de Genève3, non reconnu par les États-Unis et l'État du Vietnam- créé par les Français en 1949 en remettant au pouvoir l'ancien empereur Bao Dai- ne signèrent pas la déclaration finale. En bafouant dès 1954 l’unité du pays, Français et Américains ont créé les conditions de la seconde guerre du Vietnam. Les accords signés à Genève mettant fin au conflit indochinois portaient en eux les germes d’une nouvelle confrontation en avalisant la partition du pays.
De 1955 à 1975 et plus particulièrement à partir de 1965, l'engagement des États-Unis fut massif avec à son maximum 500.000 hommes engagés dans la guerre. Pourtant cette force, l'utilisation de l'aviation et de bombardements massifs- près de 7,08 millions de tonnes de bombes ont été larguées sur le Vietnam, soit deux fois plus que durant toute la Seconde Guerre mondiale- ne purent avoir raison des combattants du FNL qui finirent au prix de lourds sacrifices par vaincre la plus puissante armée du monde comme ils avaient battu celle de la France.
Cette situation est à la conjonction de plusieurs éléments dont la volonté d'indépendance du peuple vietnamien, la lucidité politique de sa direction sous l'impulsion du Parti Communiste du Vietnam et de son dirigeant historique Hô Chi Minh, de la capacité de ses cadres militaires et soldats, de l'aide militaire des pays socialistes et tout particulièrement de l'URSS et de la solidarité active du mouvement international de soutien à la lutte du peuple vietnamien pour son indépendance.
Cette victoire, comme celle du peuple algérien en 1962 nous rappelle que les forces de l'impérialisme ne sont pas invincibles contre des peuples luttant pour leur liberté. Comme le crie la jeunesse aujourd'hui qui n'a pas connu ces deux victoires majeures contre l'impérialisme et le colonialisme : " L'Algérie a vaincu, le Vietnam a vaincu, la Palestine vaincra ! "




