Gantry 5

 

N° 944 24/09/2025  L’actualité aux USA est dominée par l’assassinant de l’influenceur trumpiste Charlie Kirk. Steve Bannon, idéologue MAGA* a annoncé: « Charlie Kirk est mort au combat. Nous sommes en guerre dans ce pays. » Le soir même, Donald Trump dénonçait la « violence politique de la gauche radicale », Elon Musk quant à lui postait : « la gauche est le parti du meurtre ».
Donald Trump et des dizaines des dirigeants républicains ont célébré dimanche devant des dizaines de milliers de personnes la mémoire du militant ultraconservateur, élevé à présent au rang de martyr par Trump. “Jamais peut-être auparavant, à une telle échelle, une telle fusion n’avait eu lieu dans une manifestation publique.” Rapporte le "New york time". "The Washington Post" le qualifie de :“chef religieux d’une stature quasi biblique, qui a transformé le parti et a joué un rôle crucial dans l’accession de Donald Trump à la présidence”.
Le président américain a présenté l’assassinat du militant “comme faisant partie d’une attaque plus large contre la nation” affirmant : “la violence vient largement de la gauche”. Or le tireur est issu d’une famille conservatrice mormone et n’a eu aucun lien avec des militants de gauche !
Kirk était un abject réactionnaire, militant d’extrême droite fascisant défenseur du capitalisme, un dévot hystérique, un extrémiste en matière de misogynie et de suprématisme, réclamant que l’Amérique soit réservée aux Blancs !
 
Une campagne d’intimidation des opposants à Trump
Elle s’ajoute à celle visant à terroriser les travailleurs immigrés. Au cours de l’été, Trump a envoyé la garde nationale et la police de l’immigration (ICE) sillonner les quartiers noirs ou cibler la population venue d’Amérique latine. Habituer les américains à la présence de militaires en armes, la Cour suprême vient d’autoriser les patrouilles d’agents masqués et armés de l’ICE à arrêter les individus suspectés d’être étrangers. L’assassinat de Charlie Kirk est l’occasion de menacer tous ceux que Trumpet sa clique considère comme des ennemis politiques.
L'administration américaine s'en prend aux médias et aux fondations privées progressistes, accusés de répandre la haine.  Une chasse aux sorcières est en cours dans les entreprises.
Promettre 26 milliards d'investissements aux Etats-Unis pendant la présidence Trump n'aura pas suffi à protéger Hyundai. Le constructeur automobile sud-coréen a eu la surprise de voir débarquer les services de l'immigration américains dans une usine en construction, à l'ouest de Savannah, en Géorgie: 475 arrestations. Ces étrangers (sud-coréens) n'avaient pas de permis de travail, justifie le département de la Sécurité intérieure.
Les signes de ralentissement de l'économie américaine s'accumulent.
Les derniers chiffres sur le marché du travail publiés ne sont pas favorables au président américain. L'économie américaine n'a créé que 22.000 emplois au mois d'août. Plus de 40 millions d'Américains sont touchés par la pauvreté. D’après un sondage de CBS, Trump est passé entre février et juillet de 55 % à 28 % d’opinion positive parmi les moins de 30 ans.
 
Un capitalisme de plus en plus violent.
La conjoncture n’est pas bonne, l'intensification de la guerre commerciale le confirme comme l'exacerbation des conflits au sein du système impérialiste. Nous sommes dans une phase aiguë d’affrontement entre monopoles capitalistes. Dans un contexte de choc entre puissances au sein du système impérialiste. Tarifs douaniers, guerre en Ukraine, soutien au génocide des gazaouis, le scandale Epstein, l’inflation et l’endettement ne font que s’aggraver, tandis que les chiffres du chômage viennent d'être récemment révisés à la hausse, atteignant leur maximum depuis la pandémie de COVID.
Les politiciens démocrates comme républicains condamnent la « violence politique », qui « n’aurait pas sa place aux Etats-Unis », mais la pratique de plus en plus. Les mêmes aident Israël à exterminer les Gazaouis, soutiennent des dictatures meurtrières et mènent une sanglante guerre par procuration en Ukraine. Il n’y a pas un bon capitalisme qu’il suffirait de réformer, mais il est nécessaire d’abattre le capitalisme.

*MAGA : Make America Great Again « Rendre sa grandeur à l'Amérique »), slogan de campagne de Trump

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