Gantry 5

 

N° 964 09/02/2026  La Commission européenne et ses États membres auraient un plan afin de sauver le climat qui tient en quelques mots " électrification des usages ". Cette optique se décline dans les différents plans européens et nationaux  particulièrement dans les plans pluriannuels de l’énergie (PPE). La France devrait adopter son PPE 3 avec deux ans et demi de retard. Celui-ci est lié en partie à l’instabilité gouvernementale mais également à l’indécision politique du gouvernement dont les premiers projets ont été sévèrement jugés par des autorités scientifiques telle que l’Académie des Sciences.
Quels sont les problèmes ? La France, à l’instar des autres membres de l’Union, doit développer les productions d’électricité à partir d’éoliens et panneaux solaires (Énergies renouvelables intermittentes – Enri dans la suite). Par ailleurs, le gouvernement a décidé d’un mini plan de relance du nucléaire avec 6 réacteurs à construire dans un premier temps. Or, les perspectives d’électrification des usages ne sont plus aussi fortes que quelques temps en arrière pour des raisons structurelles en particulier la désindustrialisation, la difficulté à transformer le parc automobile, le prix de l’électricité…
Donc, les raisonnements à courte vue expliquent qu’entre les Enri et le nucléaire, il faut choisir avec quelques arguments techniques supplémentaires de maintien du réseau (voir la méga panne en Espagne manifestement liée à une trop grande injection de puissance solaire sur les réseaux).
Le problème de fonds, selon notre analyse, n’est pas de cette nature mais plutôt dans les choix politiques sur lesquels se base la fameuse transition énergétique. Il faut certes réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les Enri et le nucléaire y concourent. Mais pour électrifier les usages, il est nécessaire de disposer de divers minéraux qu’il convient d’aller chercher, traiter (avec de l’énergie et de l’eau aussi) et éventuellement il faut aussi s’assurer un accès à ces richesses d’une manière ou d’une autre, ce qui génère des conflits, y compris armés dont les premières victimes sont les populations locales.
En clair, changer le combustible de la machine capitaliste à accumulation ne suffira pas à régler les problèmes environnementaux auxquels les peuples sont confrontés et en premier lieu, les plus démunis de la planète.
Dans cette perspective, les querelles entre les tenants d’un " capitalisme vert " et subventionné et ceux d’une industrie lourde, propice aux grands travaux des bétonneurs hexagonaux n’est pas de nature à éclairer les vrais enjeux de l’avenir. C'est sur toutes ces questions que nous reviendrons aussi le 21 mars dans le débat que nous organisons1 sur le thème : " Réindustrialisation : un combat de classe vital pour le changement de société.
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